mardi 23 septembre 2014

D'où qu'elles nous viennent...

D’où qu’elles nous viennent…



Connais-tu la joie de te réveiller un beau matin,
Étreint de la rougeur de l’aube et du chant du muezzin ?
Y-a-t-il en ta mémoire une marche caressante,
Lente…
 Sur du pavé rosé en des ruelles ascendantes ?

Sais-tu encore t’éblouir de la blancheur des murs,
Saisir ce souvenir de ta mémoire et plus sûr
Que la réalité même, raviver la fraîcheur
Du Mausolée, qui loin de la haine embrasait les cœurs ?

Peux-tu voir en ce lieu, sous un linceul multicolore
Ce Saint et son Dieu Absents pour les yeux et qu’on adore ?

Si tu connais, si tu sais et que comme moi tu vois,
Ta soirée fut endeuillée par quelques hommes sans loi
Qui prirent en otage bien plus qu’un être, mais cette foi  
Qui fit merveille en l’Emir, en Messali et au-delà…

Diffusons ce cri : De leur Algérie nous ne voulons pas
Et à cette boucherie nous ne participerons pas !
Non ! Nous ne renflouerons pas les caisses des grands financiers,
Non ! Nous ne laisserons pas la parole aux endoctrinés !

Ce pays, qu’on a déjà tant de fois pillé, spolié,
Arraché tant à lui-même que ses lambeaux encore luisaient
Dans les regards désabusés de ceux qui naissaient hier.
Sur ce sol plein de promesses, dans les esprits même en hivers,
Gardons-nous bien de la peur, et refusons d’un même cœur.

Refusons toutes les injustices d’où qu’elles nous viennent,
Il n’y aura pas de « leur » Algérie : ni Al-Qaïdienne, ni américaine !

H. Seposa