mercredi 17 septembre 2014

Coupe Soufie

Coupe Soufie


Un matin tu t’éveilles
Dans la pénombre de l’aube
Un livre entre les doigts.

Quelque chose s’éveille
Quittant les antipodes
C’est Là tu es chez toi.

Il s’offre mille merveilles
Et pas au bout du globe
A la portée d’un pas.

La prière de la veille
Guidée par l’Opprobre
S’oublie pour Alicia.

Béatitude sans pareil
Car tu n’es plus sobre
Poésie de sa voix.

Ce qui coule dans la coupe soufie ?
Une éternelle chute bénie.
Bois et ton existence entière
 S'accordera en prière.

Mais un matin, tu t’éveilles 
Et tout est fini. 
Les merveilles ont disparu, 
 L’ivresse s’est dissolue.
Alors, à la nuit tombée,
Tu écris sous la stridente dictée 
 D'une Beauté passée. 
Alors, à nouveau tu t’agenouilles pour prier.
Oui, toi, poète maudit.


H. Seposa

Le faux miroir, par René Magritte


Le faux miroir, par René Magritte